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6
juil
2016

Total résiste bien à la chute du baril

La compagnie pétrolière française a publié jeudi des résultats meilleurs que ceux de ses grands concurrents. Son modèle intégré et la hausse de sa production expliquent ses performances.

Dans un environnement rendu compliqué par la chute du prix du baril - le cours du pétrole a perdu 75% en 18 mois -, Total a bien tiré son épingle du jeu. Ses résultats 2015 publiés ce jeudi sont meilleurs que ceux de ses grands concurrents. Ce dont n’a pas manqué de se féliciter Patrick Pouyanné, le président du groupe, chiffres à l’appui. Le résultat net ajusté de Total a baissé de seulement 18%, à hauteur de 1,5 milliard de dollars, quand BP, Chevron et Shell reculaient de 45% en moyenne. D’autre part, le cash flow sur les opérations de Total a reculé de 21%, contre 30% pour les autres compagnies. Enfin, la production d’hydrocarbures du français a grimpé de 9,4% en 2015 tandis que celles de ses concurrents oscillaient entre -3 et +3%.

Pour expliquer le bon comportement de Total, Patrick Pouyanné met en exergue à la fois le modèle intégré de l’entreprise - présente sur tous les maillons de la chaîne de l’industrie pétrolière -, les bons résultats de la branche raffinage, la croissance de la production évoquée comme précédemment et enfin la forte discipline budgétaire. Patrick Pouyanné rappelle ainsi que Total s’est lancé avant les autres dans une forte politique de réduction des coûts. En 2015, Total a investi quelques 23 milliards de dollars, conformément à la fourchette assignée, tandis que ses coûts opératoires ont baissé de 1,5 milliards de dollars. Quant au programme de cessions, lui aussi tient le cap : après 4,5 milliards d’euros en 2014, Total a réalisé 4 milliards en 2015. Une production en hausse de 4% par rapport à 2015

Pour 2016, Total table sur une croissance de 4% de sa production par rapport à 2015. Patrick Pouyanné se dit « confortable » sur ces perspectives, car l’année à venir va se traduire par la mise en production de cinq grands projets. Après Laggan-Tormore en Grande-Bretagne, des gisements doivent démarrer en Argentine, en Bolivie et au Kazakhstan notamment. Le point mort du groupe français pour exploiter les puits d’hydrocabures se situe désormais autour de 41 dollars le baril. Face à la dégringolade actuelle des cours, le groupe n’a pas été contraint de geler beaucoup de projets, car peu étaient dans les cartons.

Dans l’aval, Total compte bien creuser le même sillon qu’en 2015 : il a rationalisé son outil de raffinage avec des usines qui tournent désormais à plein. En France, le raffinage était bénéficiaire en 2015 à hauteur de 300 millions d’euros. Outre le gros programme de modernisation prévu à Donges (Loire-Atlantique), le groupe va transformer la raffinerie La Mède (Bouches du Rhône) en bioraffinerie.

Source : Le Figaro



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