L'article

29
janv
2008

Le Maroc quitte la CAN-2008

Logiquement dominé (0-2) par une équipe ghanéenne solide et évoluant à domicile, le Maroc, l’un des plus sérieux favoris de cette CAN 2008, est éliminé dès la première phase.

La deuxième place du groupe A, qualificative pour les quarts de finale, revient à la Guinée, malgré son match nul face à la Namibie (1-1). Le Ghana termine en tête du groupe, avec trois victoires en autant de matches.

C’était écrit. Malgré son large succès contre la Namibie, en ouverture (5-1), la défaite enregistrée dans la foulée face à la Guinée (2-3) avait placé le Maroc dans une situation délicate avant son rendez-vous contre le Ghana, pays organisateur auteur jusque-là d’un sans faute. Sachant que, dans le même temps, la Guinée affrontait la Namibie, les Lions de l’Atlas se retrouvaient dans l’obligation de l’emporter, tout en espérant un faux pas de la bande à Nouzaret. Au final, Chrétien et les siens n’ont pas vraiment eu le temps d’y croire. Dominés d’entrée de jeu par un bloc ghanéen compact et bien en place, ils cédaient d’abord sur une demi-volée de l’ancien Lyonnais Michael Essien, à la réception d’un coup franc de Muntari (27e, ici à la lutte avec Hadji, photo AFP). Pour espérer voir les quarts, il leur fallait désormais marquer par deux fois, tout en priant pour que le score reste nul dans l’autre match.

Le Bordelais Marouane Chamakh égalisait quasiment dans la foulée (30e) et pensait redonner de l’espoir à tout un peuple. Mais l’arbitre décidait de refuser le but pour un hors jeu plus que discutable. Tout restait à faire. Timides et peu inspirés, les hommes d’Henri Michel ne donnaient pas l’impression d’être dans leur meilleur jour. Leurs espoirs allaient carrément être réduits à néant juste avant la pause et le but du break inscrit par Muntari, bien servi par Essien (44e). On ne voyait pas bien comment le Maroc, méconnaissable, pouvait renverser la vapeur. L’ouverture du score du Lillois Souleymane Youla pour la Guinée, dans l’autre match (60e, 1-0), mettait un terme à tout suspense. L’égalisation namibienne, en toute fin de match (Brendell, 82e), n’était qu’anecdotique. L’aventure s’arrêtait là pour la sélection marocaine, et ses cinq pensionnaires de Ligue 1. - B. Ro.



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