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4
juil
2016

La Grande-Bretagne veut plus de diversité raciale à Oxford

Alors qu’une étude révèle que les salaires des diplômés noirs sont inférieurs à ceux des blancs, David Cameron dévoile un plan de lutte contre les discriminations qui crée la polémique.

Au Royaume-Uni, pour un même niveau de qualification, le salaire d’un jeune diplômé noir est en moyenne 23,1% inférieur à celui d’un jeune diplômé blanc. C’est ce que révèle une étude menée par le Congrès des syndicats britannique (Trades Union Congress) et publiée le 1er février 2016. Les résultats de cette enquête interviennent alors que David Cameron, le premier ministre britannique, s’est lancé dans une campagne de lutte contre les discriminations. Les universités seront contraintes par la loi de publier les données de leurs candidats à l’admission, notamment le genre, l’ethnie et l’origine socio-économique. Des mesures dont l’efficacité est mise en doute par les universités.

« Les raisons sont complexes, une scolarité médiocre peut en faire partie » Selon David Cameron, ces nouvelles règles de transparence devraient inciter les institutions comme la réputée université d’Oxford à fournir plus d’efforts pour élargir leurs admissions. « Ce qui est frappant, c’est que parmi les 2500 admis à l’université d’Oxford en 2014, seulement 27 étaient des étudiants noirs », souligne David Cameron, lui-même passé par les bancs de la prestigieuse université. « Je sais que les raisons sont complexes, et qu’une scolarité médiocre peut en faire partie, mais je suis inquiet de voir que l’université dont j’étais si fier ne fait pas assez pour attirer les talents du pays ». Des critiques peu appréciées par les établissements concernés, comme le rapporte le Huffington Post.

« Les inégalités sociales existent déjà avant qu’un enfant ne débute sa scolarité »

Oxford a annoncé « ne pas voir la nécessité » de telles mesures. « Les inégalités sociales existent déjà avant qu’un enfant ne débute sa scolarité » et ne peuvent donc pas être reprochées aux seules universités. Selon Wendy Piatt, la directrice générale du Russel group, un réseau de 24 universités d’élites britanniques, « les établissements ont déjà investi beaucoup de temps, d’efforts et de ressources » pour renforcer la mixité des étudiants mais « il existe encore beaucoup trop d’enfants de milieux défavorisés en échec scolaire » ne bénéficiant pas de l’accompagnement adéquat.

L’université d’Oxford avait déjà été accusée, en 2013, de discrimination raciale par le député travailliste de Tottenham, David Lamy dans les colonnes du Guardian. Selon le quotidien britannique, en 2010 et 2011, 25,7% des jeunes britanniques blancs qui avaient soumis leur candidature à Oxford avaient été acceptés, contre 17,2% des jeunes issus d’une minorité ethnique.

Source : Le Figaro Etudiant



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